Les réseaux sociaux, lieu de partage et d’interaction sociale sont devenus des acteurs majeurs de notre vie quotidienne. Entre partage de contenu, actualités et informations, réseautage professionnel, divertissement, ou bien encore publicité et marketing, les réseaux sociaux sont un réel lieu d’influence. Plus de 50 millions de Français utilisent les réseaux sociaux, soit 3 Français sur 4, ce qui illustre bien l’ampleur de cette influence.

Derrière la façade conviviale de ces plateformes, se cachent des aspects controversés et dangereux qui mérite une prévention : La montée en puissante du phénomène des deepfakes inquiète !

Qu’est-ce qu’une deepfake ?

Pour commencer, examinons l’origine du terme « deepfake ».
Celui-ci est une contraction des mots « deep learning » qui signifie apprentissage profond et « fake » qui veut dire faux en anglais. En effet, les deepfakes sont générées par des algorithmes d’apprentissage profond (deep learning) pour créer du contenu falsifié. En français, on parle aussi d’hypertrucage.

Les deepfakes sont ainsi des manipulations basées sur l’intelligence artificielle (IA) permettant de créer des contenus visuels, auditifs ou audiovisuel réaliste, en utilisant le visage, le corps ou la voix d’une personne. Cette pratique qui consiste à truquer un contenu audio / visuel. Elle est souvent utilisée afin de nuire à la personne mise en scène en lui imaginant un comportement ou des propos falsifiés.

Pour générer un deepfake, les visages sont détournés et crée par un algorithme sophistiqué.
Il existe quatre principales techniques de trucage vidéo pour créer un deepfake :

  • La première est le « face swap » qui consiste à récupérer le visage d’un individu et à le mettre sur le corps d’un autre individu de manière réaliste.
  • La seconde est le « face to face », celle-ci utilise la bouche d’une personne afin de lui faire dire des propos qu’elle n’a pas dit. La troisième est le « lip sync » utilisant la synchronisation labiale afin d’obtenir un résultat audio réaliste et très proche de laréalité.
  • La dernière est la synthèse intégrale qui permet de créer une image réaliste d’une personne n’ayant jamais existé.

Bien que cette technologie présente des possibilités d’utilisation créatives intéressantes, elle est souvent utilisée de manière controversée et par des personnes mal intentionnées. C’est ce que nous allons voir en présentant les dangers des deepfakes.

Les conséquences dévastatrices des deepfakes

Les Deepfakes engendrent beaucoup de désinformation et représentent une menace majeure pour la fiabilité des médias et de l’information. En manipulant de manière réaliste les visages et voix de n’importe qui, les deepfakes peuvent tromper le public en propageant de fausses déclarations, ce qui peut avoir des implications graves dans le domaine politique, les relations interpersonnelles et alimenter des théories du complot. Les deepfakes peuvent nuire à l’image de personnalités publiques ou falsifier des informations destinées au grand public. Mais pas seulement, car les deepfakes sont également source de chantages et manipulations.

On observe souvent que les celles-ci sont utilisés pour créer des contenus intimes ou pornographiques, en modifiant le visage d’une personne dans des situations compromettantes. Cela peut même aller plus loin en utilisant les deepfakes a des fins de chantage, de diffamation ou de harcèlement, entraînant de graves conséquences sur la vie professionnelle et personnelle des victimes.

Enfin, les outils de création de deepfakes sont faciles d’accès et ne nécessitent pas de compétences technologiques avancées, ce qui renforce la dangerosité de ces derniers. Cependant, il existe des moyens de détecter et d’éviter d’être victime de ce phénomène.

Détecter et échapper aux deepfakes

Dans la lutte contre l’hypertrucage, des avancées significatives ont été réalisées, dont l’introduction par la célèbre marque Intel, d’un outil de détection en temps réel appelé FakeCatcher. Conçu pour identifier les vidéos / photos truquées, FakeCatcher se distingue par son taux de précision impressionnant de 96%. Cette technologie utilise également des algorithmes avancés basés sur l’intelligence artificielle pour analyser les caractères subtils qui distinguent les deepfakes des contenus authentiques. Ce détecteur offre une solution rapide et efficace pour contrer la propagation de la désinformation visuelle.
L’autre solution, est de tout simplement se prémunir soi-même contre la désinformation en adoptant une approche critique vis-à-vis des contenus en ligne, vérifiant la source et surtout croisant les informations en évaluant la cohérence avec d’autres sources fiables.

Le phénomène des deepfakes représente une menace sérieuse pour l’intégrité de l’information dans notre ère numérique. Les avancées technologiques peuvent nous aider à lutter contre ces manipulations. Cependant, la responsabilité individuelle ne doit pas être sous-estimée. Chacun de nous détient le pouvoir de lutter contre la désinformation. En naviguant sur les réseaux sociaux, rappelez-vous qu’il est facile de créer du contenu truqué. Alors, vérifiez, croisez les informations et soyez vigilant !

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Article écrit en collaboration avec Ines Es Salhi, étudiante à l’IFAG Lyon.
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